Cher jeune homme,
Chère jeune femme,

Je suis un retraité de 90 ans et j’ai une belle vie financière à vendre. Elle m’a servi toute ma vie malgré les coups durs financiers que j’ai traversés. Je cherche maintenant un jeune preneur à qui elle sera utile. Laissez-moi vous la présenter.

Dans son ensemble, ma vie a été plus que belle, même si j’ai vécu des épreuves. À 38 ans, j’ai été atteint d’un cancer qui a nécessité une convalescence de plus d’un an. Plus tard, l’entreprise pour laquelle je travaillais depuis longtemps a fermé ses portes au Québec pour s’installer en Chine, où la main-d’œuvre était moins coûteuse. Normalement, chômeur à 55 ans, ç’aurait été difficile de me retrouver un emploi, mais ça me préoccupait peu. J’étais déjà indépendant financièrement, c’est-à-dire que mes revenus de placements généraient déjà, depuis l’âge de 50 ans, des profits qui couvraient mes besoins annuels.

Je peux vous raconter mon histoire, le parcours qui m’a amené à ce résultat. Je ne sais pas si c’est quelque chose d’extraordinaire à raconter — pour moi, c’est une histoire plutôt banale en soi —, mais le plus grand secret qui m’a mené à cette indépendance financière a été un enseignement de mon père, qui m’a inculqué comment bien épargner. « Mon gars, me disait-il, si tu ne veux pas dépendre du système politique ou économique et des autres dans la vie, je t’encourage fortement à vivre avec 80 % de tes revenus ou moins et à épargner au minimum 20 % de ce que tu gagnes pour investir dans des placements, dans de l’immobilier ou dans ta propre entreprise. Ainsi, plus tard, la magie opérera et l’inverse va se produire : 80 % de tes revenus seront produits sans effort par tes revenus de placements, et 20 % seront ce que tu auras besoin de gagner en travaillant, si tu le désires. Je t’invite d’ailleurs à lire sur le principe de Pareto qui explique que 20 % d’efforts peuvent apporter 80 % de résultats, si ces efforts sont maintenus avec constance et discipline. »

J’ai aujourd’hui 90 ans; mon père est décédé depuis 20 ans. Je me rends compte que sa recette gagnante d’indépendance financière était banale en soi, mais combien extraordinaire à long terme! De surcroît, mon père ne vient pas d’une époque de grande croissance économique ni de richesse, mais en sachant comment bien épargner, il s’est bâti un patrimoine intéressant. Avec surprise, j’ai tout de même hérité de sa part de plus de 500 000 $ à son décès grâce à sa résidence entièrement payée, son assurance vie ainsi que ses placements.

Bien entendu, recevoir un beau montant comme ça peut sembler excitant, mais à vrai dire, à 70 ans, je n’en avais pas besoin. J’avais déjà une bonne marge de manœuvre dans ma retraite et m’offrais de petits plaisirs. En parlant de plaisirs, j’ai voyagé à profusion avec mes enfants et mes petits-enfants, j’ai gâté ceux que j’aime, j’ai investi dans l’avenir de mes petits-enfants grâce au REEE et je leur ai même procuré une grosse assurance vie qu’ils auront toute leur vie.

À 90 ans, j’ai la chance d’être encore en pleine santé. La vie a été bonne pour moi et je crois avoir été bon pour elle aussi. Sans me vanter, je peux dire que mes deux enfants hériteront aussi d’environ 500 000 $ chacun en plus de tous les cadeaux généreux qu’ils auront reçus au fil des ans. Ce dont je suis le plus fier, c’est que mes fils ont appris comment bien épargner. Ils ont suivi la recette financière de leur père et de leur grand-père, soit épargner plus de 20 % de leurs revenus dès leur premier chèque de paye au McDonald à l’âge de 15 ans.

Enfin, ce que j’ai à vous vendre aujourd’hui est simple, c’est un chiffre : 20 %. Le prix à payer pour une liberté financière future. Qui sait si vous suivrez les traces de notre belle famille?

À bientôt,

M. 20 %