Quatre moyens faciles d’optimiser le potentiel de votre épargne

Parfois, la façon dont on épargne peut être aussi importante que les montants que l’on met de côté.

À moins de compter sur un gros lot ou un héritage, l’épargne est généralement le meilleur outil pour, un jour, réaliser un projet important ou s’offrir une retraite confortable. Pour y arriver, il n’est cependant pas toujours nécessaire d’épargner davantage. On peut aussi épargner autrement.Voici quatre exemples pratiques.

1. Commencer tôt, ou : comment en obtenir plus avec moins

Le temps pourrait bien être l’ingrédient le plus important d’une stratégie d’épargne, tout particulièrement dans un régime à impôts reportés (comme le REER) ou un compte d’épargne libre d’impôt (CELI). Il permet en effet de déployer pleinement le potentiel du rendement composé, grâce auquel les rendements de chaque année se font non seulement sur le capital, mais aussi sur les rendements des années précédentes. Pour en avoir une idée, il suffit d’étudier le graphique suivant. Dans les deux cas illustrés, vous investissez la même somme chaque année. Seulement, dans le premier cas, vous le faites entre l’âge de 25 ans et l’âge de 40 ans, soit pendant 15 ans. Dans le second, vous le faites à partir de l’âge de 35 ans, soit pendant 30 ans. Les chiffres sont éloquents.

Investir en début d’année

La chose peut paraître anodine, mais la même logique prévaut pour le moment où les cotisations sont faites au cours de l’année. Entre une cotisation investie dès janvier et une autre investie à la fin de décembre, la différence pourrait bien être une année complète de rendement composé. Pour poursuivre avec les hypothèses de l’exemple précédent, une cotisation annuelle de 10 000 $ pourrait se traduire par un capital additionnel de plus de 75 000 $ après 35 ans, si elle est faite en début d’année. Et si la somme semble minime, il convient de souligner qu’elle a été obtenue sans mettre un sou de plus.

Investir régulièrement

Nonobstant les deux premiers principes présentés ici, il peut être plus facile d’investir des sommes plus modestes régulièrement que des sommes importantes une fois qu’on les a accumulées. Et en fait, les chiffres tendent à montrer que cela pourrait être une excellente stratégie pour deux raisons. La première est que, pour un même montant annuel, l’épargne pourrait se mettre à produire un rendement composé plus tôt que si on attendait d’avoir amassé la somme complète à la fin de l’année. À titre d’exemple, si l’on se donne les mêmes hypothèses de rendement que ci-dessus, une cotisation de 833 $ par mois pourrait se traduire par un capital additionnel de quelque 72 500 $ de plus, après 35 ans, que des cotisations annuelles forfaitaires de 10 000 $. Encore une fois, il s’agit ici d’un « bonus » de rendement qui n’a nécessité aucun investissement additionnel.

La deuxième raison pour laquelle cette stratégie de l’investissement périodique pourrait être avantageuse est qu’elle permet d’acheter des parts à différents moments du cycle boursier et d’aplanir ainsi son coût d’acquisition moyen, un principe connu sous le nom de « dollar-cost averaging » en anglais.

Investir en tenant compte de la fiscalité

Enfin, il est possible d’optimiser son rendement en privilégiant des types de comptes ou des types de placements qui présentent des caractéristiques fiscales avantageuses. Par exemple, les régimes enregistrés d’épargne-études (REEE), régimes enregistrés d’épargne-retraite (REER) et comptes d’épargne libres d’impôt (CELI) permettent tous au capital de croître à l’abri de l’impôt pendant de nombreuses années.

En outre, le régime enregistré d’épargne-retraite (REER), pourrait aussi permettre à un particulier d’effectuer ses cotisations à un moment de sa vie où son taux marginal d’imposition est plus élevé, de façon à maximiser son économie d’impôt, mais de faire ses décaissements à un moment – la retraite – où son taux d’imposition sera peut-être plus bas.

Enfin, si on investit dans un compte imposable, il faut savoir que les revenus de placement sous la forme de gains en capital ou de dividendes sont généralement moins imposés que les revenus d’intérêt.

Cela dit, les principes et les calculs présentés ici sont évidemment basés sur la règle du « toutes choses étant égales par ailleurs », notamment quant aux montants investis et au rendement annuel moyen. Pour voir comment ils peuvent se traduire dans la vraie vie, n’hésitez pas à consulter votre conseiller.

Cet article a été initialement publié sur le site Web de SFL.

Par |2021-12-02T09:01:25-05:0021 décembre 2021|Entrepreneuriat, Finances|0 commentaire

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